Notre perception du monde

J’ai choisi l’illustration de ce célèbre dessinateur et auteur de bandes dessinées Koren Shadmi pour lever le sujet de notre vision du monde. Comment le perçois-tu toi ? Si tu regardes cet image il y a des chances que tu y décèles tout un message.
Si on s’amusait à donner du sens à cette illustration, pour quoi opterais-tu ?
S’agit- il de mettre des œillères et d’avancer tel le mouton suit son troupeau, ou cela pourrait-il être : Quoiqu’il arrive autour de toi, suis ton chemin, suis tes convictions ? Voilà une ouverture à réflexion, parce que suivre ses convictions pourrait aussi traduire l’entêtement, une emprise à des croyances limitantes ou des absences de conscience de l’Être. Tout est ouvert à interprétation  et dépend fortement de la perception que nous avons de notre environnement, aux niveaux physique, géographique, culturel, spirituel, professionnel, relationnel… A l’heure où le monde s’emballe, où les technologies et les grandes industries nous propulsent dans une ère où règne le toujours plus, toujours plus compétitif, toujours plus innovateur, toujours plus productif, où les réseaux sociaux tendent à nous conditionner, il se profile aussi chez les humains un retour à des valeurs plus nobles : Plus proche de la nature, des animaux, plus économe, plus sain, plus simple, plus aimant.
Face à ce monde en perpétuelle progression et accélération, nous pouvons percevoir notre monde en repensant au regard que nous avions, petit enfant. L’enfant joue sa vie sans se poser de questions, jusqu’à ce que ses éducateurs viennent lui enseigner des chemins à suivre. Le naturel de l’enfant est d’aller vers l’autre, de s’émerveiller de la vie, de se contenter de choses simples, d’aimer et être aimé. A nous de nous rappeler que nous étions aussi des enfants et que nous pouvons choisir de percevoir le monde avec un regard positif, optimiste, enthousiaste. Mais n’oublions pas le discernement. C’est un avantage que la vie d’adulte nous offre. 

Derrick de Kerckhove :  » La perception n’est pas le constat d’une réalité objective, elle est la négociation d’une présence au monde ».


A moins que….

Qui sommes-nous, sommes nous les autres ou sommes nous UNnique ? Peut-être devrions nous plus souvent nous souvenir de cela ou visiter à nouveau l’être que nous sommes, repartir à la découverte de notre vrai moi. Ce qui fait notre individualité plus que notre personnalité. Porter les œillères, fermer les yeux pour voir avec le cœur, ce n’est pas un rêve, c’est une possibilité.

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