Cultiver la différence

Bien des personnes alimentent cette sensation d’être observées, d’être jugées. De cette croyance peuvent naître des doutes, des peurs et de pair, la culpabilité, la mésestime, avec en corollaire le jugement envers soi et envers les autres. Quelle que soit l’origine de cette persuasion limitante, il y a une alternative : Poursuivre l’alimentation de cette croyance ou cesser d’appesantir son quotidien en choisissant d’agir autrement. Peut-être en effet, arrive-t-il qu’untel pense de vous que… Peut-être encore un tel autre dit de vous que… Soit, quelque chose en vous ne lui convient pas, c’est possible en effet. Mais qui pourrait convenir en tout et pour tout à tout le monde ? Qui se pense irréprochable ? Qui pense sans hésitation être parfait ? Et par rapport à qui ou à quoi d’ailleurs ? Qui parmi nous ne commet jamais d’erreurs ? Qui pense plaire à tout le monde ?

Chacun de nous le sait, cela se renouvellera au fil du temps : Nous plairons à l’un et décevrons l’autre. Obtenir un succès unanime auprès de la majorité des personnes dans tous les domaines relève de l’utopie. Cela est-il grave ? Cela empêche-t-il d’avoir des préférences, des goûts, des penchants, des idéaux qui nous sont propres ?
Mais si nous ne sommes pas exposés, que nous restons dans notre jardin sans oser confronter le regard, les dires, les pensées du monte extérieur, sommes-nous pour autant protégés ? Peut-être un peu plus, mais quelle certitude y- t-il à cela ? Ne court-on pas le risque d’être jugé comme celui qui n’a pas le courage de sortir de son enclos ?
Nous sommes tous différents. Nous avons tous notre propre individualité. Et que nous ayons des affinités ou des aspects de notre personnalité en commun avec l’un ou la majorité de nos pairs, nous restons des êtres uniques. Ce qui fait notre unicité, c’est notre différence. Doit-elle disparaître pour convenir ? Comment convenir à tous, et dans quel but ?
Au lieu de craindre des autres, pourquoi ne pas cultiver notre différence ? Nous ne penserons, ne serons, ne vivrons jamais tous de la même façon. N’est-il pas plus juste et plus savoureux d’aimer ce que nous sommes et voir la vie comme un réservoir de richesses où chacun reste lui-même ?  Il n’ y a pas une seule façon d’ être, de faire, de penser. Et si l’ on prenait la vie avec un peu plus de légèreté et l’on s’ accordait la possibilité d’ être soi-même ? 


Comme Jean Cocteau l’ a dit :  » Ce que tu as de différent, cultive-le » 

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